coup de coeur
04 Mai 2017

Toby Driver

Madonnawhore

par Raphaël Dugué

D’album en album, de changements de directions en virages parfois délicats, Toby Driver a construit depuis vingt ans une des oeuvres les plus passionnantes des musiques expérimentales et inclassables, que ce soit avec Kayo Dot, maudlin of the Well ou Tartar Lamb.

Sorti douze ans après In The L..L..Library Loft, Madonnawhore est seulement le deuxième album solo du musicien américain. Comme il l’avait évoqué en 2015 à Chromatique, cet album est issu de ballades lentes et tristes. Principalement enregistré seul (avec tout de même la participation de Keith Abrams aux percussions et celle de Kayo Dot sur “Craven’s Dawn”), Madonnawhore s’ouvre avec les accords délicats de guitare électrique et des effets éthérés, une signature sonore éloignée des derniers Kayo Dot. L’ensemble baigne dans cette atmosphère de folk mélancolique et aérien porté principalement par la voix et la guitare de Driver. La batterie de Keith Abrams d'habitude débridée et virtuose possède ici une discrétion lancinante et hypnotique. Le disque varie entre les moments calmes et apaisés (« The Scarlet Whore/Her Dealings With The Initiate ») et ceux plus intenses et rythmés (« Avignon ») sans jamais perdre de sa fascination contemplative. Minimaliste en apparence, Madonnawhore atteint cependant la profondeur bouleversante des meilleurs albums de Kayo Dot.

Avec ce disque, Toby Driver a réussi à mettre à nu sa musique et s’éloigner des expérimentations de ses autres projets sans perdre la force et la pertinence de son discours et la puissance de ces six compositions font de Madonnawhore une des plus belles réussites de la discographie de Driver. Le New Yorkais fait un nouveau pas de côté absolument maîtrisé et ouvre une nouvelle porte d’entrée à tous ceux qui souhaiteraient découvrir l’un des musiciens les plus intéressants des quinze dernières années.

Commentaires 

#1 Florrie 16-05-2017 02:36
Thanks for finally talking about >Madonnawhore
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