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20 Décembre 2002

Yngve Guddal - Roger Matte

Genesis for two Grand Pianos

par Julien Negro
Impossible de se tromper sur la marchandise : tout est dans le titre ! À une époque ou les « tributes » pullulent - et pas forcément avec un réel souci de qualité - voici une initiative fort louable de la part de ces deux pianistes.
Les morceaux de Genesis, très axés sur les claviers de Tony Banks (à qui les deux artistes dédient d’ailleurs leur travail), s’en trouvent véritablement magnifiés. Steve Hackett lui-même ne tarit pas d’éloge sur cette galette, la rapprochant des œuvres de Stravinsky (Ndlr: on a vu plus objectif comme critique. Et lorsque ma femme m'imite au réveil, on dirait du Berlioz. Ok, je sors.).

Le disque commence en effet très fort, avec le mythique « Fountain of Salmacis », tiré du deuxième album de Genesis, Nursery Cryme, sans doute le plus beau titre de ce disque. Les arrangements, bien que surprenants à la première écoute, se révèlent au fur et à mesure et donnent une saveur toute particulière au morceau. « One for the vine » se démarque également de l’ensemble avec ses dix minutes de pur bonheur. Ici encore, l’esprit de la composition d’origine est toujours présent et on se rend rapidement compte qu’elle fut composée par Banks lui-même, tant l’interprétation au piano semblant logique et naturelle. « Duke’s travels » est assez surprenant, puisque tiré de la période la moins progressive du groupe, mais possède également un charme indéniable.

Au final, Genesis for two grand pianos est un disque atypique et fort agréable, dont il faut saluer l’initiative. En espérant que les deux virtuoses remettent le couvert avec d’autres titres sublimes comme « Firth of fifth » ou « Cinema show ».
  • Année: 2002
  • Label: Camino Records

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