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15 Octobre 2010

Seven The Hardway

Seven The Hardway

par Aleksandr Lézy
C’est devenue une tradition, voire une alliance aux allures de mariage indéfectible, le batteur Virgil Donati et le guitariste Tony MacAlpine présentent conjointement cette nouvelle formation en trio avec le chanteur Mark Boals, remplaçant de John West au sein de Royal Hunt ou encore voix charismatique sur certains albums de Yngwie J. Malmsteen, notamment Trilogy sorti en 1986.

Seven the Hardway explore un metal musicalement évolué, résolument tourné vers la technique, la mélodie et la démonstration instrumentale. Sans aller aussi loin que Derek Sherinian avec Planet X, le trio puise dans des climats sombres et lourds sans étouffer l’auditeur de douloureuses nappes de claviers. Inspiré pour ses soli, Tony MacAlpine l'est en revanche moins pour ses riffs usés jusqu’à la moelle, malgré le mérite qui lui revient de gérer toute l'instrumentation exceptée la batterie.

Virgil Donati est d'ailleurs ici à son avantage avec ses mesures asymétriques et autres facéties rythmiques, même si le batteur ne démontre pas forcément toute l'étendue de son talent. Quant à Mark Boals, acteur principal sur les deux premiers volets de Genius, l’opéra rock de Daniele Liverani, difficile de se prononcer sur une prestation qui oscille entre des harmonies vocales poussives et un splendide timbre de voix, sans oublier une interprétation maladroitement rappée sur « Guilt » et « Happy Ending ». L’homme à la profonde tessiture intrigue, puis fascine, pour finalement décevoir.

Implémentée de deux autres musiciens que sont leur fidèle Doug Shreeve à la basse et la prodigieuse argentine Stefania Daniel à la guitare, Seven the Hardway peut toutefois créer l’événement en concert. Malheureusement, les dates prévues pour promouvoir l'album ont été annulées. Il faudra dès lors se contenter de ce disque anecdotique de musiciens au pedigree pourtant impressionnant.
  • Année: 2010
  • Label: Mascot Records

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