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21 Septembre 2010

Qua

Q&A

par Aleksandr Lézy
Derrière ce couac se cache Cornel Wilczek, un producteur et musicien australien au look « Austin Powers ». Qua (c’est sous ce pseudo qu’il officie) laisse pantois pour ne pas dire coi, lorsqu’il dépeint le monde des Bisounours avec ses décharges électriques : une féérie bordélique et dynamique, imprévisible et renversante, se déployant au fil des superpositions de boucles de synthétiseurs aux sons « dancehall » vintage. Le mix entre l’abondance mélodique et les attaques de guitares et de batterie – enregistrées par James Cecil, de son autre groupe Architecture in Helsinki, et Laurence Pike de PVT – procure un effet rock tout en restant principalement électronique. Les titres « Goodmorning Sun », « Dance of the Three Fours » ou encore « Yes Sir, No Sir » sont des explosions de Barbapapa au-dessus de la paisible maison de Oui-Oui. Mille couleurs envahissent le cortex à l’écoute de ce panaché héroïquement fou. Néanmoins, la comparaison avec Alexis Gideon ne peut être écartée : là où l'Américain accompagne habilement sa musique d’une histoire, Qua se contente de jouer avec ses appareils. Dommage, d'autant que cela aurait mérité une voix en sus. Au final, Cornel Wilczek organise son univers sans réellement employer de narration, alors que le terrain y est propice... Problème récurrent de distribution, il est à signaler tout de même qu’il aura fallu deux années pour faire découvrir cet album, sorti initialement en 2008, hors d'Australie.
  • Année: 2010
  • Label: Mush Records

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