:|
30 Juillet 2010

Lag I Run

Sunlight Scars

par Jérémy Bernadou
Après des années de galère, Nay Winhead a finalement réussi à réunir une équipe autour de son projet pour mettre au point ce premier album. Après un passage en première partie du Mörglbl Trio, le groupe français commence à se faire un nom et concrétise ainsi ses espérances avec Sunlight Scars. Et dès les premières minutes, le constat est évident : on ne peut pas lui reprocher de manquer d’originalité. Les refrains, très radiophoniques pour la plupart, côtoient des passages instrumentaux d’une fluidité évidente. La vitesse d’exécution et la technicité de l’ensemble lorgneraient presque vers le metal progressif.

Seulement voilà, les membres de Lag I Run font tout pour éviter d’être rangés sur une étagère particulière. À ce titre, l’aspect sombre et direct n’est pas si éloigné de l’univers de Devin Townsend. La personnalité du groupe est donc déjà bien trempée. Ces musiciens parviennent à juxtaposer des éléments difficilement associables au premier abord. Alors que l’atmosphère est globalement loin d’être apaisée, la cohésion et le groove omniprésent évoquent A.C.T. (« Non-Eternal Sun »), bien que le registre de ces Français soit plutôt différent.

Pour un premier album, ces derniers ont su soigner leur copie : la production est limpide malgré l’extrême densité du contenu proposé. Le chant maîtrisé se situe entre la hargne de Jorn Lande et la voix de tête de Daniel Gildenlöw. Le potentiel est évident et une plus grande ambition dans les structures ainsi qu'une variété accrue entre les titres peuvent leur permettre sans effort de véritablement s’accomplir. En attendant, ce Sunlight Scars s’apparente à une bonne surprise venue de nulle part. Une telle capacité à surprendre leur promet un bel avenir.
  • Année: 2010
  • Label: Pervade Productions

Poster un commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir