:|
01 Octobre 2002

Rush

A Farewell to Kings

par Julien Negro
Avec 2112, Rush a montré qu’il n’était pas seulement un bon groupe de hard rock, mais également un nouvel espoir de la scène progressive. Sur ce nouvel album, le trio canadien ouvre une nouvelle ère dans son épopée musicale et évolue doucement mais sûrement vers le hard progressif, qui le propulsera quelques disques plus loin au statut de “groupe culte”. La production est signée Terry Brown, “le” producteur de progressif par excellence, et reste encore d’actualité aujourd’hui, même un peu vieillie. Neil Peart, en place derrière la batterie depuis maintenant quelques années, et devenu lui aussi une pièce maîtresse de la formation, notamment par ses textes teintés de science-fiction. La musique quant à elle, œuvre de la paire Lee & Lifeson, étonne de plus en plus par son originalité et sa capacité à évoluer.

Le groupe voit justement les choses en grand sur ce A farewell to kings : de la magnifique ballade “Closer to the heart” (l’un des rares titres joués lors presque chaque concert durant toute la carrière de Rush) au dantesque instrumental “Cygnus X-1” en passant par le classique “Xanadu”, chaque titre est une réussite et assied la suprématie de Lee, Lifeson et Peart en matière de composition. La voix de Geddy Lee surprend de prime abord, mais on finit par apprécier son timbre si particulier et la fluidité de ses lignes de basse.

Sans être un incontournable de l’impressionnante discographie du groupe, A farewell to kings fait partie de ces albums qui ont fait mûrir la formation et lui ont permis de développer son style si particulier. Si vous avez aimé Hemispheres, Moving pictures et Permanent waves, si vous désirez vous plonger un peu plus dans l’œuvre des Canadiens, A farewell to kings est sans doute le disque qu’il vous faut. Une pierre angulaire du progressif en général.
  • Année: 1977
  • Label: Mercury

Poster un commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir