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25 Novembre 2009

Persona Non Grata

Shade in the Light

par Jean-Philippe Haas
Le syndrome Dream Theater a fait une nouvelle victime. Alors que la bande à Mike Portnoy tente à grand peine d'entretenir un style vieillissant, d'autres en sont encore à plagier vainement ce qui fit jadis la gloire du groupe new-yorkais. Les Grecs de Persona non Grata ayant choisi l’option clonage, il est inutile de vouloir trouver une once d’originalité dans ce Shade in the Light.

Les poncifs du genre sont ici recyclés à tire-larigot et il paraît bien peu probable qu’on se laisse surprendre par un élément inédit. Les tempi sont plutôt lents et confèrent ainsi un côté molasson à l’ensemble. Au palmarès de l’éculé, on trouve les power ballades « Five » et « Longing » qui frisent le ridicule. Quelques plages moins crispantes comme le titre éponyme ou « Stillness » donneront éventuellement un embryon de frisson aux jeunes tympans vierges de ce type de musique... Il ne faut pas davantage attendre une quelconque surprise du côté du chant : Bill Axiotis entre parfaitement dans le moule étroit du vocaliste de prog metal type, avec un timbre parfois proche de celui de Gregoor van der Loo (feu Lemur Voice). Ses tentatives dans les aigus sont... intéressantes à défaut d’être toujours pertinentes.

Il serait néanmoins injuste d’assombrir complètement le tableau. Avec une production plus qu’honorable, une paire de belles mélodies et une absence quasi-complète de l’habituelle et insupportable démonstration technique, Persona non Grata sort tout juste la tête (mais pas davantage) du marais lugubre dans lequel pataugent nombre de formations similaires.
  • Année: 2009
  • Label: Sensory Records

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