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04 Juillet 2009

Roberto Fonseca

Akokan

par Mathieu Carré
En tant que pianiste cubain, on pourrait avoir tendance à assimiler Roberto Fonseca à quelques uns de ses illustres compatriotes tels Ruben Gonzales ou Omar Sosa qui revisitent le Son et la Santeria. Mais son éducation classique le rapproche davantage de la scène actuelle du jazz européen. Très axée sur les mélodies, les arrangements précis et une recherche assumée de l’accessibilité, sa musiqueva à l’essentiel, malgré la présence de quelques passages ensoleillés («  Cuando uno crece », « Lento y despacion », « El rythmo de tus hombros ») bien soutenus par les interventions tout en chaleur du percussionniste Joel Hierrezuelo. Souvent avec une suavité sournoise, Fonseca joue plus la carte de l’émotion que du mouvement, en explorant parfois les sonorités d’Europe de l’Est comme sur le bien nommé « Bulgarian ». Entre instants doux et crépusculaires avec la flûte de Javier Balda (« La flor que no cuide ») et ambiances plus distinguées et enfumées, le temps s’écoule soudain plus tranquillement. On en oublierait presque les maintenant presque obligatoires et superflues apparitions de guest star dont Raoul Midon qui vient donner un mielleux « Everyone Deserves a Second Chance » peu en rapport avec son talent, mais qui a le mérite de bien résumer la situation, Roberto Fonseca mérite d’être connu apprécié pour ses indéniables qualités. A suivre donc.
  • Année: 2009
  • Label: Enja

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