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23 Juin 2009

Existence

Fragile Whisperings of Innocence

par Christophe Gigon
La chronique de ce disque paru initialement en 1994 ne traite pas d’une réédition. Il s’agit bien d’un disque perdu depuis plus de quinze ans dans les archives intersidérales de l’histoire du rock progressif. Le lecteur caustique pourrait arguer du fait que si ce groupe québécois a pu sombrer dans les gouffres insondables de l’indifférence générale pendant tout ce temps, peut-être aurait-il mieux fallu y rester ad aeternam. Certes, mais laissez-nous conter par le menu le pourquoi de cette « exhumation » de circonstance.

Fragile Whisperings of Innocence constitue le premier volet d’un concept créé par quatre musiciens de Montréal qui ont formé le groupe en 1992. Ce premier essai aurait, semble-t-il, convaincu de nombreux amateurs de rock progressif qui attendaient « avidement » la suite de cette épopée. En résumé, il s’agit d’une oeuvre thématique de facture vraiment classique, qui fera penser immanquablement aux ténors du genre que sont Pink Floyd ou Marillion. Le chant en anglais achève de dresser ce tableau attendu. On croirait entendre un enregistrement perdu de Pink Floyd (avec un Roger Waters à la voix passablement amoindrie) à la production un peu « chiche » due aux contraintes de l’époque. Ce qui n’est aucunement rédhibitoire, empressons-nous de l’affirmer.

La suite de ce projet amorcé au début des années quatre-vingt-dix va donc voir le jour cette année. Le second acte, Silent Screams in Violence, devrait donc combler l’attente des amateurs de l’époque qui verront leur patience récompensée. Pour les autres, ce compte rendu fait donc office de préavis d’attention. Si cette production d’époque ne représente en rien une création indispensable et géniale, attendons d’entendre ce que l’avenir réserve pour porter un regard définitif sur l’existence de cet énième rejeton canadien.
  • Année: 1994
  • Label: Black Pearl Productions

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