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28 Mai 2009

Phrygian Gates

Black Lines

par Dan Tordjman
Articulé autour d’un binôme, Phrygian Gates essaie avec Black Lines de se forger une identité tout en défrichant avec ambition un terrain déjà bien occupé. L’ambition, ce n’est pas ce qui manque dans la tête de Samuel Axelsson, l'éminence grise du duo, mais il faut pouvoir, toutes proportions gardées, se donner les moyens de les assouvir. Pour bien débuter, il faut savoir faire sonner un disque de manière correcte : ce déséquilibre flagrant de la production, notamment autour de la batterie, est tout simplement insupportable et de fait, rend la découverte du propos musical pénible. En poursuivant – hélas – sur le sujet, la principale recommandation à émettre aux deux musiciens serait d’écouter autre chose que Rush ou Pink Floyd, même si l’instrumental «  Contrast » s’avère être néanmoins un des trop rares intérêts du disque. Les thèmes musicaux sont depuis longtemps éculés, et le soupir de lassitude au fil de l’écoute pend dangereusement aux oreilles. De bonnes idées sont toutefois à noter avec (encore) «  Contrast » et «  The Moon… Erotica ». Cette hydre à deux têtes devrait songer à introduire d’autres musiciens dans son cercle, si elle souhaite éviter de finir sous un pont. Davantage de fraicheur et de variété permettrait à cette musique étouffée de respirer pour s'épanouir. La route est décidément encore longue, très longue...
  • Année: 2009
  • Label: Autoproduction

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