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08 Mars 2009

Anton Roolaart

Dreamer

par Dan Tordjman
A la vue de la pochette, on sent les interrogations poindre, et ceci pour notre plus grand plaisir. Guitariste de son état, Anton Roolaart sort sous son nom ce qui semble être son premier album. Et le bougre, pour un premier essai, côtoie de très près le coup de maître. Non seulement il s’est entouré de musiciens tels que Rave Tesar aux claviers (Renaissance) et Bill Berends à la batterie (Mastermind), bien connus des amateurs de rock progressif symphonique à l’ancienne, dont les disques sont souvent guidés par l’improvisation, par l’envie de ne ressentir aucune limite de composition ou d’interprétation et qui furent un temps l’apanage de formations comme Pink Floyd, Yes et Genesis. Car, à n’en pas douter, Anton Roolaart a été nourri à coup de biberon britannique, à la différence près que le bonhomme a mis de l’emphase sur une musique plus psychédélique tout en renforçant ce côté symphonique à l'aide de claviers. Difficile de passer sous silence une réminiscence folk du plus bel effet sur « On to the Afterglow » grâce à la flûte et au mellotron. Les puristes pourront reprocher à Roolaart de trop écouter Pink Floyd, notamment sur le titre éponyme. Le propos reste donc doux, édulcoré par une production vintage qui colle parfaitement à l’esprit et l’image de cette intéressante rondelle saupoudrée de quelques touches inhabituelles, lorgnant notamment vers jazz fusion. Fans de rock progressif à l’ancienne, just push play !

  • Année: 2007
  • Label: Umbrello Records

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