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23 Décembre 2008

Simon Says

Tardigrade

par Jérôme Walczak
Simon Says a éclos de façon relativement confidentielle il y a près d’une quinzaine d’années, avec un album autrefois fort prometteur : Ceinwen, dont plus personne ne se souvient aujourd’hui. Le ton était pourtant donné d’emblée : un néo-progressif bien classique, pétri de longs morceaux que n’auraient pas renié le Genesis de la grande époque ; en d’autre terme, un travail fort honorable. Mais que voulez-vous, c’est difficile d’être Suédois lorsqu’on se lance dans la musique progressive, pris en tenaille entre des groupes mastodontes tels que Anekdoten ou Anglagard. Nos lascars sont donc restés dans l’ombre, et c’est bien regrettable. Quelques participations par-ci par-là aux projets finlandais Colossus (Kalevala et Odyssey), assez dispensables au demeurant, et puis plus rien… Tardigrade débouche incidemment dans nos étagères et là, miracle ! Dieu que cette œuvre est riche, virevoltante, joyeuse, construite, soigneusement arrangée… Difficile d’énoncer autres choses que des compliments en écoutant. C’est simple, chaque titre est une réussite, les morceaux sont longs sans jamais nous ennuyer, on y retrouve parfois l’emphase et le rêve des tous premiers titres de Genesis et dans le même temps, ce n’est pas nostalgique, pas vieillot. Le son et les arrangements sont bien d’aujourd’hui, le mellotron n’est pas érigé en indispensable statue du commandeur et remplit donc une fonction plus détachée. Enfin, la voix colérique de Daniel Feldt ajoute à l’ensemble cette petite touche nordique un peu tristounette qui, heureusement, est contrariée par des guitares et des claviers festifs et giclants de bonheur. Nos papilles auditives étincellent minute après minute, en visitant chaque petite parcelle tantôt emprunte de Genesis, mais aussi de Spock’s Beard ou d’Arena. C’est du tout bon, foncez !
  • Année: 2008
  • Label: Galileo Records

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