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06 Juillet 2008

Symphony

Mind Reflections

par Christophe Gigon
Une fois admis que l’illustration de pochette, proprement hideuse, pourrait ne pas être à l’image de la musique, l’auditeur néophyte n’a alors plus qu’à espérer ne pas avoir affaire à un énième clone de Symphony X ou de Dream Theater. Mais l’aventure n’en reste pas moins très audacieuse. En effet, que penser d’un groupe qui a choisi comme nom un paronyme de Symphony X, qui se permet de demander les services de l’illustrateur le moins inspiré de la stratosphère et qui, par dessus le marché, ose intituler son premier album Mind Reflections ? Pas du bien assurément.

Et pourtant, foin de préjugés oiseux. La musique proposée par les Polonais de Symphony surprend agréablement. On n’a pas affaire à du metal progressif trop traditionnel. D’ailleurs, la musique du groupe fait davantage à penser à Riverside qu’aux ténors sus-cités. Les compositions sont plutôt réussies, le son est très correct et l’ensemble se laisse écouter avec un réel plaisir au fil des écoutes. Une bonne surprise est même à relever : la voix du chanteur, Tomasz Oska, est tout bonnement excellente et sait éviter les poncifs du genre. Point de voix suraiguë ni de montées en puissance avec force trémolos. L’organe du vocaliste est puissant, bas et rugueux. Très proche du chant de James Hetfield (Metallica) ou même de Jonathan Davis (Korn). Il y a pires chanteurs, vous avouerez. Cette voix solide se marie à merveille avec les compositions plutôt audacieuses du quintette. Très peu symphonique au final, la musique de Symphony. Certes, la production n’est en rien hollywoodienne et la troupe venue de l’Est ne se pose pas en défricheur. Elle n’en a, pour le moment, ni la volonté ni les moyens. Un bon disque qui plaira aux amateurs qui sauront faire fi de l’abominable moustache de couverture. Assurément la plus mauvaise pochette de disque depuis Boney M.
  • Année: 2008
  • Label: Insanity Records

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