coup de coeur
20 Août 2015

Spock's Beard

The Oblivion Particle

par Dan Tordjman

Quand il fut annoncé que Ted Leonard et Jimmy Keegan rejoignaient Spock's Beard, l'espoir de revoir pousser la Barbe était de nouveau permis. Brief Noctures And Dreamless Sleep en fut la preuve et jetait les prémices d'un retour des Californiens au premier plan, après des albums enregistrés avec Nick D'Virgilio, certes de bonne qualité, mais qui laissaient deviner un groupe tâtonnant, se cherchant après le départ de Neal Morse.

Avec Brief Nocturnes And Dreamless Sleep, le sang neuf injecté par Ted Leonard et Jimmy Keegan permettait à Alan Morse et consorts de relever la tête. Confirmation totale avec The Oblivion Particle. Dès « Tides Of Time  », le ton est donné : l'orgue de Ryo Okumoto rugit et c'est parti pour un voyage progressif en classe business. L'intro de «  Minion  » renvoie irrémédiablement à Kansas (dont Leonard est grand fan, ceci explique peut-être cela). Indépendemment de ce clin d'œil, « Minion  » constitue l'un des sommets de ce disque. Un disque qui ne souffre d'aucun temps mort et qui inclut son lot de nouveautés. Ainsi Jimmy Keegan, se voit pousser la chansonnette avec succès sur « Bennett Built A Time Machine  ». A noter aussi David Ragsdale (Kansas) qui vient tâter de l’archet sur le dramatique « Disappear  » parfaitement placé pour clore l'album.

L'apport des nouveaux venus est une veritable cure de jouvence. Jamais Spock's Beard n'a paru aussi inspiré depuis le départ de Neal Morse. Et même si, comme écrit plus haut, les albums sortis après l'envol du Révérend sont de bonne facture, il manquait ce grain de folie qui épiçait les premières productions et que l'on retrouve aujourd’hui. Sur « Hell's Not Enough », Jimmy Keegan montre, à l'instar du Petit Pimousse qu'on peut être petit mais costaud. «  The Center Line  » constitue une montagne russe avec sa section centrale qui monte crescendo jusqu’à une explosion musicale comme seule la Barbe sait les créer.

En gros, on ne perd pas une miette de The Oblivion Particle. Une galette sans aucune faiblesse, produite par le fidèle Rich Mouser (Transatlantic, Flying Colors) dont le point culminant prend la forme des dix minutes de « To Be Free Again  ». Cet amas de particules progressives de première facture vous donnera envie de vous téléporter pour pleinement les savourer. Et pour coller un peu plus au contexte, saluant ainsi Lenoard Nimoy, à qui Spock's Beard doit son nom, rien ne vaut un célèbre « Live Long And Prosper » parfait pour l'occasion ! C'est tout le mal qu'on souhaite à Alan Morse et ses copains.

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