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05 Décembre 2012

La Desooorden

El Andarín

par Christophe Manhès

La dernière sortie des Chiliens de La Desooorden date d’il y a cinq ans. Un bail. D’autant que l’impression laissée par Ciudad De Papel était celle d’un grand album racé, superbement mélancolique. On était donc impatient d’avoir des nouvelles du groupe du brillant compositeur et guitariste Alfonso Banda.
Avec El Andarín, c’est chose faite, et l’on n’est pas déçu. Une fois de plus ces incroyables musiciens nous renversent complètement. Servie par une production de haute volée qui ne nous laisse rien perdre de l’écheveau virtuose des musiciens (l’époustouflant « Escape De La Favela »), on est fasciné par ce prog personnel, tout en jeu d’équilibre, que propulse une des plus belles sections rythmiques du circuit. Elle partage avec le guitariste une densité et un raffinement qui émerveille à chaque titre. Plus énergique et moins sombre que Ciudad De Papel, El Andarín est un feu d’artifice exotique d’une grâce hypnotique, un étonnant carrousel de beautés et d’émotion jamais feinte ou surjouée (« Preámbulo De Lluvias »). La Desooorden l’exemple parfait de ce que peut être un rock progressif moderne, accessible et perfectionniste. Et, comble du bonheur, le tout enveloppé dans une gangue sonore miraculeuse ! Total respect.

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