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19 Novembre 2012

Altavia

Girt Dog

par Pierre Wawrzyniak

Contre toute espérance, le rock progressif continue à se renouveler au travers de formations généreuses à la genèse inattendue. Altavia est un quartet transalpin mené par le compositeur/claviériste Andrea Stagni, qui sort sa première galette, Girt Dog, sous le tout frais label WhiteKnight Records, mené par Will Mackie, gérant du site de vente par correspondance Caerllysi.co.uk.

Au contraire de nombreux groupes italiens submergeant les bacs de nos trop rares disquaires spécialisés, Altavia sait jouer, arranger et produire sa musique. Nulle faute de goût n'est à déplorer dans les sons employés, pas la moindre trace d'écueils récurrents du genre : la première écoute laisse un a priori positif. A l'issu de quelques auditions, la vérité musicale éclate : les parties vocales sont fraîches, simples, intelligentes et savamment mises en valeur (deux choristes soutiennent Andrea qui tient le lead vocal). Les thèmes sont insidieux, ne quittant pas la mémoire.

Altavia fait tout sauf tomber dans le panneau consistant à faire du prog lorsque les compositions ne s'y prêtent pas. Ainsi, la réussite la plus franche de l'album est une pop song émouvante, « My Me And You », qui fleure bon le Sting et le Robbie Robertson des belles années, et qui implose lors d'une envolée vocale particulièrement prenante. Ailleurs, c'est littéralement l'influence de Police qui se fait sentir lors d'« Another Ice », pièce aux incantations transalpines bienvenues et au remarquable cheminement mélodique.

Mais que les progueux se rassurent : il y a du clavier et du symphonisme à foison. Avec un marketing promotionnel à la hauteur, Altavia pourrait fort légitimement prendre le dessus sur IQ dans quelques années... C'est tout le mal qu'on lui souhaite !

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