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14 Février 2012

Magenta

Chameleon

par Jean-Philippe Haas

En une dizaine d’années d'existence, Magenta s'est imposé comme l'un des groupes phares dans le renouveau du progressif britannique. Sa musique a séduit, en l'espace de cinq albums studios et quelques EP, une frange non négligeable du public, grâce aux compositions à la fois mélodiques et émotionnelles de Rob Reed et au talent vocal de la chanteuse Christina Booth. Les Écossais tournent aujourd'hui le dos à leur précédent disque. En effet, alors que Metamorphosis (2008) et ses quatre titres (dont deux de plus de vingt minutes) abordait des thèmes assez sombres et longuement développés, Chameleon présente la face la plus directe du groupe en neuf compositions pour la plupart concises et efficaces.

Ainsi, « Glitterball », « Breathe », « The Beginning of The End » et le bien nommé « Raw » sont autant de chansons accrocheuses, taillées pour la scène et la voix de Christina, aussi à l’aise en rockeuse que pour créer des atmosphères pleines de contrastes. Parallèlement à cette réjouissante immédiateté, Chameleon est un objet précieux aux nombreuses orchestrations et subtils arrangements. Il rappelle par bien des aspects, l’excellent Seven avec ses montées en puissance et autres moments de grandiosité, notamment au travers du délicat « Turn The Tide » ou des titres les plus longs, comme « Book of Dreams » et le final « Red » qui referme l’œuvre avec nostalgie.

Après la métamorphose, le camouflage ? Quelle que soit la signification réelle de ce titre, Chameleon dévoile un nouvel aspect de la musique de Magenta : plus engageante, plus transparente, tout en conservant son intégrité. Elle pourrait donc fort bien élargir un public déjà consistant.

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