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03 Février 2012

Spock's Beard

The X Tour Live

par Dan Tordjman

C’était prévisible même si on refusait de l’admettre. Le CDI de Nick D’Virigilio avec le Cirque du Soleil devait tôt ou tard avoir des conséquences sur Spock’s Beard. Le couperet est tombé en novembre dernier avec le départ entériné du batteur emblématique, promu depuis 2003 également chanteur et guitariste.

Ses ex-comparses ont décidé de lui rendre hommage et de clore par la même occasion le chapitre « Spock’s Beard Mark II » en enregistrant, au Downey Theatre Civic Center ce dernier témoignage avec leur acolyte. Le concert est donc divisé en deux sets avec tout d’abord l’interprétation intégrale de X. Si « Edge of the In-Between » rayonne de mille feux, les pics de cette première partie sont sans doute « The Quiet House » et « Jaws of Heaven ». Mention spéciale à l’ébouriffant « Kamikaze » qui restera comme le dernier représentant du grain de folie instrumental qui habitait NDV et ses petits camarades.

Bien que débutant par un duel de batterie (ça aussi, ça va nous manquer !) le deuxième set fait la part belle à quelques tubes du groupe. On sera donc ravi de voir « The Doorway » et « Thoughts » deux titres historiques, en côtoyer un plus récent comme « On A Perfect Day ». Et c’est là qu’on se rend compte que définir une setlist pour un concert de Spock’s Beard peut s’avérer problématique, car entre ce que le groupe joue et ce que le public veut entendre, il faudrait au bas mot cinq heures de set pour pouvoir contenter tout le monde. Certains parmi les plus exigeants feront la fine bouche. Les autres seront empreints de nostalgie, regrettant déjà Nick D’Virgilio et se tournant vers demain. Un avenir symbolisé par l’un des « transferts de l’année » puisque Ted Leonard (Enchant) et Jimmy Keegan (longtemps considéré comme le Chester Thompson du groupe) sont venus grossir les rangs et sont d’ores et déjà en pleine écriture du premier album du « Spock’s Beard Mark III ».

Quoi qu’il en soit, The X-Tour Live est un bel au revoir de la part de NDV. On devine (car nous n’avons pas reçu le DVD) des musiciens déchaînés, Ryo Okumoto pour n'en citer qu'un, toujours sur « Kamikaze ». Toutefois, cet album ramène Spock’s Beard au point zéro, contraint de convaincre une nouvelle fois son auditoire que la vie continue sans Nick D’Virgilio. C’est là tout le mal qu’on leur souhaite. La réponse plus tard dans l’année ?

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