:|
18 Novembre 2008

Steffen Schackinger

ElectriGuitartistry

par Guillaume Beauvois

Un nouveau surdoué originaire du nord de l'Europe et au look à la Ritchie Kotzen vient ferrailler sur le territoire déjà surchargé des guitaristes virtuoses à tendance mélodique et instrumentale. La tâche reste ardue pour se frayer un chemin mais Schackinger est volontaire et a beaucoup étudié le jeu de ses maîtres Joe Satriani, Steve Vai et Andy Timmons. L'album se dévoile avec « Major Inventions », long et tout en subtilité, au relent de Mark Knopfler, qui comporte une progression assez intéressante dans la première moitié ; mais qui s'essouffle rapidement faute de renouvellement d'ambiance et de mélodies. Malheureusement, l'album est à l'image de cette ouverture : culotté par moment mais dégoulinant de clichés propres à la guitare rock instrumentale, avec son lot de platitudes qui révèlent davantage l'enregistrement d'improvisations sur le même accord tournant en boucle, que de véritables compositions (« Twister »). Electric Guitartistry n'est toutefois pas un disque de plus à jeter dans la fosse commune des shredders. Steffen Schakinger est capable de briller par une grande finesse de son jeu de guitare et de son côté assez bluesy qui ajoutent de belles couleurs, néanmoins très convenues. Iles t à noter également que le piège de la récitation de plans néo-classiques, maintes fois copiés plus ou moins convenablement, a été évité. L'homme se permet même une petite minute d'originalité dans « Time » en conviant Jane Clark au violon pour un titre agréable aux sonorités celtiques, ou country dans « The Dixie Land », morceau hommage aux Dixie Dregs (et à Steve Morse au passage). L'album se referme tout en douceur avec « Your Song », aux harmonies vocales légèrement jazzy, qui réconforte l'auditeur et promet un certain espoir pour l'avenir.

Poster un commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir