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01 Septembre 2005

Saga

Chapters Live

par Djul
Voici une sortie attendue depuis maintenant deux ans, après que Saga ait mis en œuvre sa tournée Marathon durant laquelle le groupe jouait un soir sur deux l’un des volets d’une histoire qu’il égrène depuis près de trente ans.

C’est avec impatience que l’on découvre enfin mises bout à bout les seize parties de ce concept, d’autant que la plupart des classiques du groupe se trouvent être des « Chapters ». A l’exception de « Careful Where You Step », « Wind Him Up » et autres « On The Loose », ce double disque live est donc un nouveau best-of, à ranger aux côtés de l’excellent Detours, sorti en 1997.

La première satisfaction est la cohérence qui se dégage de la prestation scénique de Saga, alors même que la seconde partie comprend des titres parfois éloignés de près de trois décennies de ceux qui figurent sur la première. Ecouter avec le même plaisir « You Know I Know » (2003) et « No Stranger » (1982) démontre bien la réussite du retour aux sources de Saga opéré depuis 1999, à tempérer néanmoins par un dernier Network en demi-teinte.

Le premier disque enchaîne les classiques, en démarrant sur l’emphatique « Images », dont la dernière partie gorgée de claviers vaporeux est un régal, à défaut de constituer une entrée en matière percutante plutôt incarnée par « Don’t Be Late », sur lequel le public se fait enfin entendre. On a également plaisir à retrouver « No Regrets », toujours interprété par Gilmour à la voix, aux claviers et à la clarinette, ainsi qu’un titre un peu oublié comme « Will lt Be You », qui s’offre une seconde jeunesse. Les seuls demi-déceptions concernent un « Tired World » qui ne séduisait déjà pas dans sa version studio, et les sonorités franchement kitsch de Gilmour et de son Korg sur « It’s Time », qui méritait mieux.

La seconde partie est peut être moins progressive et plus directe, mais certainement pas plus faible. « Remember When », qui avait lancé le retour au « son » Saga en 1999, est toujours aussi épique, tandis qu’un titre comme « Uncle Albert’s Eyes » n’a nullement à rougir face à ses illustres prédécesseurs. La facette presque hard rock du groupe est ici illustrée par le musclé « Ashes To Ashes » sur lequel Crichton s’impose, efficace de riffs et de soli si fluides et caractéristiques de son jeu. Seul l’émouvant « Not This Way » fait figure de pause dans ce final échevelé, avec une nouvelle introduction et le chant vraisemblablement assuré par Gilmour. Seul petit bémol, la voix de Sadler, pas toujours au mieux sur ces titres récents.

Nous n’avons malheureusement pas été en mesure de juger du packaging de ce disque, dont le livret devrait néanmoins apporter beaucoup de précisions (textuelles et peut être visuelles) quant à l’histoire, pour le moins sinueuse, racontée par ces « Chapters », et dont l’on ne révèlera que ceci : elle parle d’Einstein et d’un plan extra-terrestre pour sauver notre planète ! Pour le reste, les fans seront certainement ravis par cette sortie tant attendue, et pourront jeter sans regret leurs compilations personnelles de ces morceaux éparpillés sur plusieurs décades !
  • Année: 2005
  • Label: Steamhammer

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