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27 Mai 2005

Mountain Mirrors

Lunar Ecstasy

par Jean-Daniel Kleisl
Mountain Mirrors est le projet de l’Américain Jeffrey J. Sanders dont il s’agit du premier album. Lunar Ecstasy a reçu de nombreux éloges dans la presse spécialisée depuis sa sortie, après un premier EP déjà remarqué en 2002.

Ce qui marque le plus, c’est l’esprit de concision avec lequel a été écrit cet album. D’une durée de 31 minutes, aucun bout de gras inutile ne vient l’alourdir. A quoi bon demander qu’un disque dure plus longtemps si cela le dessert ? Passant du rock psychédélique à la Pink Floyd (« Lunar Ecstasy ») à de la pop version Beck via la folk hallucinée façon Nick Drake, Jeffrey Sanders offre un voyage des plus agréables, accompagné par sa voix superbe.

Ce qui gêne sérieusement, c’est la volonté de Jeffrey Sanders de vouloir tout faire tout seul (guitares, voix, claviers, batterie), y compris en matière de production. Ainsi, la batterie sonne souvent comme une casserole – quelle horreur que cette batterie électronique dans «A Short Burst of Clarity» ! – ce qui amoindrit malheureusement l’intérêt que suscite l’album. En fait, les morceaux les plus intéressants s’avèrent ceux dans lesquels Sanders a collaboré avec d’autres musiciens. Ils sont au nombre de trois: «Lunar Ecstasy» avec un superbe solo de violon de Bradford Athey, «After Life», la plus grande réussite de l’album, dans lequel les arrangements symphoniques sont l’œuvre de Derek Devore, et enfin, Nick Bensen utilise remarquablement son E-Bow dans «Agent Orange».

Lunar Ecstasy est un bon album qui, s’il ne va pas rester dans les annales, est loin de décevoir si ce n’est par sa production. Jeffrey Sanders, s’il arrive à mieux s’entourer, pourra mieux exprimer un réel talent.
  • Année: 2004
  • Label: Zen Frankenstein Music

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