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27 Mai 2005

Steve Morse

Prime Cuts

par Greg Filibert
La plupart des gens connaissent Steve Morse comme étant le nouveau guitariste de Deep Purple, remplaçant Ritchie Blackmore avec brio. Mais les amateurs de guitares et les vieux fans de progressif savent que cet ancien pilote de ligne possède une longue carrière bien remplie auprès de Dixie Dregs ou en solo. Réputé pour sa polyvalence dans de nombreux styles et sa redoutable technique de picking, le virtuose a eu une influence non négligeable sur les guitaristes de la jeune génération. John Petrucci est sans doute son disciple spirituel le plus connu.

Chaque disque de la série Prime Cuts présente sous forme de compilation un artiste de l’écurie Magna Carta. Cette collection regroupe donc les - soi-disant - meilleurs titres, mais aussi quelques participations à divers side-project. Le choix des morceaux se réduit hélas, cependant, à ceux publiés sous le label Magna Carta, sans doute pour des questions de droits.
En ce qui concerne Steve Morse, le choix se résume donc à trois albums instrumentaux solo, ainsi que diverses collaborations avec d’autres artistes. On retrouve en effet de bons titres comme « Heigntened Awareness », « Prognosis » - hommage évident à Yes et Kansas - et les excellentes reprises « La Villa Strangiato » de Rush, avec entre autre Billy Sheehan et Mike Portnoy, et « The Clap » de Steve Howe. Mais il y a également du moins bon. On aurait en effet pu se passer d’un « Busybodies », morceau classicisant pompeux et pénible. Le remix électronique de « Led On » par Vapourspace, bien qu’assez intéressant dans la démarche, se montre bien trop long et ennuyeux. Quant à « Quantum Soup » de Jordan Rudess (Dream Theater), sa soupe jazz rock laisse un goût un peu fade, malgré la présence de John Petrucci et Terry Bozzio. A noter : le disque comporte aussi une partie multimédia sous forme d’un entretien vidéo de onze minutes.

Prime Cuts intéressera les inconditionnels de Steve Morse qui n’auraient pas encore quelques titres rares. Quant à ceux qui souhaiteraient découvrir le guitar hero, on leur conseillera plutôt d’écouter un High Tension Wires, plus cohérent et inspiré, mais édité ailleurs…
  • Année: 2005
  • Label: Magna Carta

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