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27 Avril 2005

Camel

Dust and Dreams

par Pierre Graffin
Sept longues années après Stationary Traveller, Andrew Latimer, désormais immigré en Californie et débarrassé de ses problèmes juridiques, reprend la barre de Camel, compose, réalise et produit ce nouvel album fortement instrumental, inspiré des Raisins de la Colère de Steinbeck.

Le décor est planté par un « Dust Bowl » orchestral, mystérieux et envoûtant, qui sert d’introduction aux délicates premières notes de piano de « Go West », dont la mélodie est d’une beauté à couper le souffle. La voix inimitable de Latimer accompagne ce superbe titre, enchaîné avec un « Dusted Out » tout simplement somptueux… Il se s’agit pourtant pas de la meilleure pièce de Dust and Dreams: il faut attendre l’un des plus beaux duos jamais entendus, « Rose Of Sharon », pour saisir toute l’ampleur de cet album.

La suite est un immense instrumental de haut vol, où la guitare de Latimer exsude inspiration et sensibilité. Au fil des ambiances, tour à tour empreintes de douceur et de majesté, l’émotion est toujours à fleur de peau, l’interprétation sans failles, la magie omniprésente et la production à la hauteur de l’exercice. Dust And Dreams, souvent qualifié de sommet artistique dans l’œuvre de Camel, est tout simplement confondant de génie pur, mêlant habilement les inspirations atmosphériques du grand Nude à une approche un peu plus offensive puisée dans Stationary Traveller ou The Single Factor, et avec classe !
Cet album hors pair prendra même plus d’ampleur encore sur le double concert sorti en 1992 Never Let Go, où il sera magistralement interprété dans son intégralité. Tout comme Dust And Dreams, ce double live fait d’ailleurs parfaitement office de rite initiatique pour tout amateur qui souhaiterait découvrir la musique de ce groupe immense qu’est Camel.
  • Année: 1991
  • Label: Camel Prod.

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