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30 Juillet 2004

Threshold

Subsurface

par Dan Tordjman
Threshold... Vaste sujet ! On ne le soupçonnerait pas forcément, mais le groupe britannique est un sujet de discussion récurrent entre adeptes de progressif. Groupe culte pour certains, vulgaire clone de Dream Theater pour d’autres, quelque soit le camp choisi, Karl Groom et ses compères ne laissent pas indifférents.
Critical Mass est sorti il y a maintenant deux ans et s’il avait déclenché un certain enthousiasme, les fans les plus anciens se sentaient néanmoins déçus. Que ces derniers se rassurent : le Threshold qu’ils ont connu (et découvert pour certains) sur Hypothetical est de retour avec Subsurface , sur lequel est intronisé le bassiste Steve Anderson. Déjà présent sur le live Critical Energy au titre de remplaçant de Jon Jeary, Anderson était alors un simple bassiste de session. Mais aujourd’hui, il fait totalement partie du groupe, et il est difficile d’établir une différence avec son prédécesseur et ancien parolier du groupe.

On entre immédiatement dans le vif du sujet avec “Mission Profile“ (qui sera vraissemblablement un classique en concert) et ses huit minutes sur lesquelles passages atmosphériques et énervés, couplés à un refrain exceptionnel, annoncent la couleur. Juste derrière, “Ground Control“ avec ses passages techno remet encore une couche de brutalité et de finesse. Car Threshold, à l’instar d’un Pain Of Salvation ou d’un Evergrey, sait, dans son style, jouer avec les ambiances et aller du calme à la violence. Pour qui cherche des mélodies faciles à retenir et qui restent dans la tête, “Opium“ est le titre idéal. Son refrain fait irrémédiablement penser à Queen et les guitares harmonisées rappellent Brian May au meilleur de sa forme. Cependant, soyons réalistes, Threshold ne ressucite pas la magie de Queen, même si Andrew “Mac“ Mac Dermott fait ressurgir le spectre de Freddie Mercury avec brio. Sa performance sur Subsurface est à saluer tant le bonhomme est hallucinant de constance et de puissance, notamment sur la perle de l’album “The Art Of Reason“, dont il faut savourer les dix minutes sans modération aucune.
Bien que cet album s’écoute à cent à l’heure, un moment de douceur n’est jamais de refus. “Flags & Footprints“ en prend la forme et on est heureux d’entendre Threshold évoluer dans cet exercice où il a alterné le très bon avec “Under The Sun“, le bon avec “Keep My Head“ et le vraiment moins bon avec “Avalon“.

Threshold avait déçu certains avec Critical Mass du fait de la qualité inégale des titres mais ici, c’est du tout bon ! La production impeccable de Karl Groom et Richard West, varitable marque de fabrique du son Threshold, renforce la puissance des compositions, et l’album a beau s’appeller Subsurface, on ne se sentira pas pour autant la tête sous l’eau en l’écoutant.
  • Année: 2004
  • Label: Arcade

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