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01 Octobre 2002

Yes

Time and a Word

par Greg Filibert
Yes revient pour un second tour avec Time and A Word. Toujours dans une veine rock psyché, nos Anglais ont décidé de sortir le grand jeu en s’adjoignant les services d’un orchestre symphonique pour enrichir leurs compositions, avec plus ou moins de réussite.

L’album démarre sur « No Opportunity Necessary… », une reprise de Richie Havens. Les arrangements orchestraux sont imposants mais pompeux, ce qui à la longue peut devenir difficile pour l’auditeur. Il en est de même pour les autres morceaux : des ornements pleins d’emphase mais rébarbatifs. Heureusement, ces moments ne sont pas omniprésents et quelques titres se détachent du lot, à commencer par l’hypnotique « Then » et le presque progressif « Astral Traveller », où le désir de jouer une musique plus élaborée devient palpable. Le jeu de Bill Bruford (batterie) se fait plus jazzy et nerveux à la fois, tout comme celui de son comparse Chris Squire, ici plus expansif. La guitare de Peter Banks et l’orgue Hammond de Tony Kays s’en donnent à cœur joie sur les parties dédiées à leurs joutes instrumentales. Citons également la chanson-titre « Time And A Word », avec son refrain accrocheur et dont les arrangements sont judicieusement distillés, bien qu’un peu surmixés par rapport au reste.

Cet album est du même acabit que le précédent, Yes : un rock certes bien joué mais encore jeune et n’allant pas assez de l’avant dans ses compositions. Et l’on remarque que déjà, sur la pochette de l’album, se trouve un certain Steve Howe, remplaçant de Peter Banks…
  • Année: 1970
  • Label: Atlantic Records

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