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01 Octobre 2002

Yes

Open Your Eyes

par Pierre Graffin
Après moult imbroglios juridiques et divers changements de label, Yes semble finalement avoir trouvé la bonne formule après son dernier «come back» en date, plutôt réussi : les prestations en concert des Keys To Ascension, où le personnel original alignait assez brillamment les grands classiques tout en les agrémentant de titres inédits.

Mais c’est une formation amputée de Rick Wakeman (remplacé peu avantageusement par Billy Sherwood : les claviers sur « Man In The Moon », notamment, sont insupportables) qui officie sur cet album sorti peu de temps après la publication du deuxième volume de Keys To Ascension. On ne s’arrêtera néanmoins pas à ce « détail » pour juger d’Open Your Eyes, car l’histoire a prouvé que l’absence de Wakeman ne menait pas systématiquement à un mauvais album de Yes (cf. Relayer, pour n’en citer qu’un).
C’est donc avec la plus grande prudence que l’on aborda cette nouvelle livraison de Yes, et malgré une véritable persévérance, force est de constater que ce disque, originalement conçu comme un projet solo de Chris Squire, est plombé du début à la fin par un manque d’inspiration flagrant et presque intolérable. Si « New State Of Mind » et le morceau-titre s’écoutent agréablement, mêlant presque habilement les glorieuses recettes passées à une approche mélodique plus concise et actuelle, la suite se gâte très vite et rien n’y fait, pas même la guitare toujours cristalline de Steve Howe sur « Universal Garden » ou « Wonderlove ».
Englué de surcroît dans une production brouillonne, Open Your Eyes s’érige en verrue dans la discographie du groupe, plaçant en comparaison le pourtant bancal Union au rang de vénérable œuvre majeure. Close your ears.
  • Année: 1997
  • Label: Eagle Records

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