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11 Janvier 2011

Life's Decay

Dysrieuses

par Aleksandr Lézy
Avec son imagerie gothique rétro, Life’s Decay dispense la noire parole musicale au dessus des chères petites têtes françaises. Le duo parisien n’en est pas à son coup d’essai et pose une pierre supplémentaire à son édifice avec ce sixième album aux allures sombres et délicates publié en 2009. Grâce à un instrumentarium combinant l’univers rock à celui du classique comme le violon, la trompette ou l’orgue joués d’un côté par la moitié masculine au nom mystérieux de Lyktwasst et de l’autre le violoncelle, l’harmonica, le carillon et autres objets pour créer diverses expérimentations joués par la moitié féminine Alea. La brune énigmatique et sa voix de mezzo-soprano confèrent aux différents morceaux une atmosphère belle et angoissante à la fois. Ses textes inventifs en français parsèment de poésie l’univers de Life’s Decay dont les éléments percussifs conduisent par moments à l’esprit du mouvement indus. Malgré une forte personnalité, des idées non dénuées de sens et cette abondance de sonorités subversives et captivantes, Dysrieuses apparaît un brin trop homogène avec une succession de morceaux qui ont du mal à se détacher les uns des autres, exceptés le poignant « Etasthesie » et l’étrange « Etesse », pour ne citer qu’eux.
  • Année: 2009
  • Label: Abstraktens Produktions

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