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29 Novembre 2010

The 16 Deadly Improvs

The Triumph of the 16 Deadly Improvs

par Jérémy Bernadou
Le concept est étonnant. Cette formation américaine qui existe depuis quinze ans déjà a une façon assez particulière d’enregistrer ses albums. Comme son nom l’indique, il s’agit de musique improvisée, mais pas de n’importe laquelle... Pas de jazz pur et dur ici, seulement du rock progressif aux résonances proches de King Crimson. Autant dire que le challenge est de taille.

Ce cinquième disque est issu d’une session de deux heures et demie d’improvisation pure, sans aucun échange d’idées préalable. Seul le travail de post-production permet aux membres d’ajouter quelques overdubs et d’organiser le tout de manière plus ou moins cohérente. S'il est vrai que le genre choisi s’adapte difficilement à ce type de parti pris, le résultat se révèle surprenant.

Le groupe intègre en outre du chant qui diversifie en profondeur cet amas musical (« Into Another Time ») aux morceaux relativement courts, et les structures, évidemment archaïques – étant donné cette manière d’enregistrer – peuvent perturber au premier abord. Mais les idées se suivent et ne se ressemblent pas, comme en témoigne le décalé « Bugbear Blues ».

L’entente entre les musiciens est réelle, et il n'est pas difficile de discerner une expérience en commun longue de plusieurs années.En revanche, la recette atteint rapidement ses limites. The Triumph of the 16 Deadly Improvs traîne en longueur et finit par frustrer alors que ces artistes ont le potentiel de composer des titres bien plus élaborés et fouillés. Toujours est-il que la performance est bien là !
  • Année: 2010
  • Label: Rosemont Recordings

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