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16 Septembre 2010

Tub Ring

Secret Handshakes

par Jérémy Bernadou
Tout commence de façon plutôt habituelle : de jeunes lycéens américains forment un groupe de punk au début des années quatre-vingt-dix. Au hasard des rencontres, ils se rapprochent des balbutiements de Mr. Bungle et Trey Spruance produit leur premier album. Les titres se font plus ambitieux avec le temps, sans pour autant renier le fun d’origine, comme en témoignent les vidéos de reprises déjantées qui traînent sur le net. Pour ce cinquième album, les influences de formations dites « expérimentales » s'avèrent toujours aussi présentes – le groupe n’a pas signé chez The End Records pour rien. Or de nouvelles ambiances apparaissent – à l'instar du sombre et décalé « Bird of a Different Color » – et la reprise du « Flash » de Queen ne laisse d’ailleurs aucun doute quant à l’orientation musicale du combo. La priorité est donnée aux mélodies accrocheuses et aux arrangements fouillés. Tout est immédiat, constamment fait dans l’urgence. Les trouvailles se succèdent, souvent surprenantes, comme ce « Cryonic Love Song » qui porte si bien son nom. Rien de novateur et pourtant, on ne peut que s'enthousiasmer à l'écoute de Secret Handshakes, qui loin d'être un pilier de la discographie de Tub Ring – Zoo Hypothesis (sorti en 2004) avait déjà posé les bases – saura convaincre le public en concert, tant l’énergie et les convictions déployées ici font plaisir à entendre.
  • Année: 2010
  • Label: The End Records

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