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25 Août 2010

Rausch

Rausch

par Dan Tordjman
La pochette, tout comme la biographie qui accompagne Rausch, a de quoi nourrir quelques frayeurs – ou ravir les possesseurs de troisième degré. Doug Rausch, maître des claviers, arrive enfin sur les platines après moult années d'attente avec un album éponyme censé « sauver l'histoire de la musique ». Heureusement la vanité ne tue pas, et après une telle entrée en matière riche en arrogance, cet album se doit d'être irréprochable en tous points. Ce pianiste originaire de Pennsylvanie devrait réjouir les fans de rock progressif sucré et saupoudré d'une touche AOR. Comment ne pas penser à Queen ? Les harmonies vocales et l'aspect grandiloquent voire extraverti en sont confondants. Robby Valentine et Valensia Clarkson vont devoir faire un peu de place à Doug Rausch. Si le piano fait sa loi, l'Américain fait preuve d'imagination, car au lieu de succomber au copier/coller parfait, il sait enrichir sa musique et ne pas se limiter à une seule influence. Pour mener à bien sa noble mission, le pianiste a invité Gary Wehrkamp et Joe Nevolo de Shadow Gallery ; entre voisins, il faut bien s'entraider. Enfin, la production de Rich Mouser (Spock's Beard, Transatlantic) donne du gabarit à ce premier disque qui se doit de contenter les fans de Queen, Kansas et Pink Floyd.
  • Année: 2010
  • Label: autoproduction

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