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03 Septembre 2010

Ramo

Ramo

par Fanny Layani
Lorsque l'on s'adresse au fan de progressif moyen français et que l'on évoque un groupe brésilien, la référence à Angra est inévitable, même si depuis la pépite qu'était Holy Land, la formation a connu bien des déboires artistiques. Ramo n'a strictement rien à voir, quand bien même on trouve à la batterie un certain Antonio... Loureiro. Les six compères ont de bonnes têtes d'étudiants en musicologie, et la formation, sur le papier du moins, sent l'intello à plein nez (flûtes diverses, violoncelle, effets, guitares à six, huit ou dix cordes, piano, contrebasse, batterie, vibraphone et diverses percussions).

Or l'écoute vient tempérer cette impression de premier abord. Brésilienne jusqu'au bout des ongles, la musique de Ramo est une sorte de latin jazz de facture relativement traditionnelle – mais dont certaines sonorités, du fait des instruments classiques qui composent une partie de la formation, se rapprochent de la musique de chambre – et forcément très rythmée (« Junho » et son introduction aux percussions relance le disque de manière bienvenue). D'ailleurs, les morceaux qui ne le sont pas, plus suspendus et déconstruits, sont moins intéressants : trop peu de timbres différents pour maintenir l'attention quand l'énergie percussive n'est plus là.

Bien interprété, ce premier disque est à la fois propre et vivant, et se distingue par un certain effort pour rechercher par moments des sons originaux et inspirés de ce qui se fait dans le jazz contemporain, sans être pour autant réellement novateurs il faut l'admettre. Malgré les qualités du disque, la production sonne toutefois un peu « creux » et ne permet pas de mettre en valeur le son de la formation.

Enfin, sur la longueur – d'autant que plusieurs morceaux dépassent les six minutes – une certaine usure s'installe. La faute à des structures trop linéaires et récurrentes d'un titre à l'autre, qui alternent des passages rythmés et des moments plus mélodiques et/ou ambiants, tant et si bien que les morceaux finissent par sembler un peu interchangeables. Ainsi, les membres de Ramo se révèlent bons élèves, mais pour durer, il faudra parvenir à diversifier et trouver, il faut bien le dire, un peu plus de personnalité.
  • Année: 2009
  • Label: autoproduction

Commentaires 

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