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20 Novembre 2009

House of Lords

Cartesian Dreams

par Aleksandr Lézy
L’histoire de ce groupe est abracadabrante. Pour résumer et faire le plus court possible, House of Lords n’est en réalité que la continuité de la formation Giuffria, lorsque le fameux Gene Simmons de Kiss décide de remercier David Glen Eisley afin de le remplacer par James Christian. Gregg Giuffria, quant à lui, était déjà le claviériste du projet du même nom après son départ d'Angel. Véritable feuilleton hard rock FM de la fin des années quatre-vingt, où affaires de gros sous et business autour d’un produit marketing de taille prend rapidement des allures de succès.

Vingt-et-un ans après les débuts, les changements de maisons de disques et le jeu des chaises musicales entre les membres de la formation, seul le charismatique James Christian survit à cet imbroglio musico-social. Stabilisé depuis 2005 et la sortie un an plus tard de World Upside Down, House of Lords semble avancer tel un vétéran de la guerre parmi les obstacles et les pièges du système.

La production s’oriente vers un son plutôt épais tourné vers le heavy, et ce ne sont ni l'interprétation sans finesse du guitariste Jimi Bell ni les martèlements sans âme du batteur BJ Zampa qui changent la donne d'un album qui perpétue pourtant cette tradition de chansons accrocheuses aux refrains efficaces et mélodiques. Malheureusement, le seul talent vocal de James Christian ne peut suffire à sauver un disque au final plaisant mais somme toute assez insignifiant. Outre les excellents « Cartesian Dreams » et « Never Never Look Back », les bons moments se font rares. Ne serait-ce pas lié au fait que la trame de la composition revient au meilleur ami de James Christian, le bien-nommé Mark Baker ?

Avec un goût de frustration en bouche, James Christian se perd probablement dans un mauvais choix de musiciens, sentence sévère, alors que sa voix puissante et rauque ainsi que son professionnalisme mériteraient bien meilleur emballage. Cartesian Dreams dépoussière un genre pourtant fécond et prouve que son leader sait toujours rebondir et jouer ce qu’il aime. Difficile toutefois de convaincre avec une linéarité qui finit par lasser.
  • Année: 2009
  • Label: Frontiers Records

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