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06 Juillet 2009

Progression by Failure

Progression by Failure

par Jérôme Walczak
Serait-ce une mode naissante ? Après les groupes à la densité de population proche de celle du Sénégal aux heures de pointe (Ange, Magma, Yes, Tangerine Dream : il suffit de s'amuser à regarder leurs biographies et de constater le nombre de gens qui ont pu participer à une de ces formations, en gros un cinquième de la planète) arrive la tendance érémitique. Je suis seul, je joue seul, je compose seul, je cherche un producteur seul (là c’est facile, il y a Musea qui un peu la mère Thérésa des groupes orphelins) et c’est parti pour l’aventure. Signe des temps ? Facilités techniques appuyées et maîtrisées ? Toujours est-il que ces artistes solitaires commencent à enfler outrageusement nos discothèques, souvent pour le meilleur, il faut bien le dire (TAT, Vinc2, Brian Malone, Luca Olivieri, et on en passe). Le petit nouveau s’appelle Nicolas Piveteau, il joue à peu près de tout (claviers, basse, guitare, batterie) et propose ici sept pièces instrumentales ciselées, bien produites, claires et accessibles. Comme souvent dans un premier album, le joli impétrant (admettons qu’il soit joli en plus d’être talentueux, le bougre) montre qu’il en connaît un rayon, qu’il est pétri d’influences diverses et variées et qu'il invite à les découvrir, plage après plage. Ainsi, ça navigue entre néo, metal, ambiances doucâtres au synthétiseur à mesure que le disque progresse. Il est tout de même deux ou trois noms qui émergent : Transatlantic (le titre phare et grandiose : « Progression by Failure ») et Mike Oldfield (« Dialog With a Selfish », par exemple, si ce n'est que la marque du maître est disséminée sur tout le disque). Un bon petit premier album qui ne risque pas de révolutionner l’appareil progressif, mais lorsque de nouveaux talents éclosent, il est à les saluer avec les honneurs qui leur sont dû.
  • Année: 2009
  • Label: Musea

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