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09 Septembre 2019

Pattern Seeking Animals

Pattern-Seeking Animals

par Dan Tordjman

C’est un des groupes les plus inattendus et par conséquent, l’un des plus curieux. Et chez Chromatique, la curiosité est tout sauf un vilain défaut. Surtout quand les protagonistes impliqués sont John Boeghold, Ted Leonard, Dave Meros et Jimmy Keegan. Si le dernier cité n’est, au grand dam, plus le batteur de Spock’s Beard, il n’a pas, pour autant, coupé tous les poils avec la Barbe (NDD : Meros, Leonard & Keegan ont même un groupe de bals et mariages ). Quant au premier, vous le connaissez pour être, avec Stan Ausmus, l’un des compositeurs extérieurs à Spock’s Beard et ce, depuis « Feel Euphoria ».

C’est donc sous la bannière de Pattern-Seeking Animals (PSA pour les intimes) que John Boeghold est enfin, pour ainsi dire, sous la lumière des projecteurs puisqu’il est à l’origine du projet et en est le principal compositeur, même si ses camarades ont bien évidemment apporté leur pierre à ce premier édifice.

Mais alors, nous direz-vous, PSA, à quoi ça ressemble ? Et bien à vrai dire, on l’a déjà entendu. Mais, car il y a un mais, l’entité ainsi présentée génère un intérêt particulier car l’étiquette Spock’s Beard n’est pas présente et donc peu pesante, malgré les musiciens présents. Dès le premier titre « No Burden Left To Carry » et sur « Orphans Of The Universe » on retrouve le côté alambiqué, riche et destructuré audible sur Spock’s Beard, toujours également bien chargé en mélodies. Une mise en bouche bien savoureuse, qui contraste avec le côté plus direct du génial « No One Ever Died And Made Me King » et son refrain imparable. « These Are My Things » rappelle la jolie ritournelle « To Be Free Again » sur The Oblivion Particle. A propos de ritournelle, « Fall Away » fait très bien le job et Ted Leonard y brille de mille feux, sur son refrain (après tout, n’est-ce pas là, le but d’un refrain ?).

Mission accomplie donc pour Pattern Seeking Animals. Malgré une fin de disque qui souffre de la comparaison avec les premiers titres, ce premier album s’avère une belle surprise. La production est équilibrée, claire et, comme d’habitude, est l’œuvre de Rich Mouser. Et oui, on ne change pas une équipe qui gagne et à l’heure où vous lisez ces lignes, Jimmy Keegan nous a confié avoir bouclé ses pistes de batterie pour le prochain album. Impatience quand tu nous gagnes, on se rappelle que la patience est la mère des vertus.

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