coup de coeur
09 Septembre 2019

Steve Hackett

At The Edge of Light

par Julien Giet

Faiseur de miracle spectaculaire sur la longueur, Steve Hackett continue encore de piocher ses idées dans une inspiration qui semble inépuisable. At The Edge Of Light ne déroge pas aux standards de qualité maintenus par les récents Wolflight ou The Night Siren . Les frontières stylistiques s'évaporent au gré de ce qu'on pourrait tenter de nommer « World Progressive Symphonic Pop Rock » pour essayer d'englober la multitude de genres abordés. Ou quelque chose comme ça. «  Underground Railroad  » démontre la facilité avec laquelle une introduction à l'harmonica évoquant un bon film western peut se substituer à un gospel aux chœurs enivrant qui lui même laissera place à des accents country nerveux qui déboucheront sur du rock n' roll endiablé. Pour autant, nous ne sommes jamais perdus dans ce mélange constant et bouillonnant d'influences et de paysages. Pour parachever un génie de composition aussi abouti il faut absolument que le travail d'arrangement soit impeccable, d'autant plus si l'aspect symphonique est important. Sans surprise, le rendu est splendide. Les cordes et les chœurs se font majestueux sans jamais rester uniquement ornementaux. Arborant une ambiance orientale en début de disque, ils atteignent leur paroxysme en l' exceptionnelle «  Those Golden Wings  » qui est à classer soigneusement, à n'en pas douter, dans la haute catégorie estimée réservée à ce que le rock progressif a eu de plus beau à offrir. Aux côtés de «  Firth of Fifth  » de Genesis bien entendu.

Sans surprise, Steve Hackett est fidèle à ses habitudes et conserve un degré d'exigence qui déteint de manière hautement qualitative sur son œuvre. Inspiration cadrée par une architecture de composition maîtrisée et production aux petits oignons font de At The Edge of Light un indispensable.

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