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04 Juin 2019

Genetics

Cynosure

par Julien Giet

Avant d'appréhender cette chronique, il nous paraît pertinent d'avertir le lecteur/auditeur qu'il ne faut pas confondre Genetics, le groupe géniteur de l'album dont il est question en cette chronique, avec Genetics, groupe argentin rendant hommage aux débuts de Genesis. Cette mise au point faite, nous pouvons nous intéresser sereinement à Cynosure, le dernier album de Genetics.

C'est au travers d'un metal progressif instrumental que Genetics exprime Cynosure (« Cynosure » que l'on peut traduire par « Point de Mire » en français, ce qui semble cohérent avec la très belle pochette du disque que l'on doit à Dixon Jong). Il est curieux de constater que ce type de démarche semble avoir le vent en poupe ces dernières années. Intervals, Plini, Scale the Summit, Cloudkicker, Animals as Leaders, … Autant d'exemples qui tendent à rappeler que la virtuosité est toujours vecteur d'admiration (et c'est une bonne nouvelle). Cynosure ne déroge pas à une constante : il est articulé autour de la sacro sainte guitare électrique. Il est d'ailleurs regrettable que la batterie et la basse semblent figurants de ce spectacle. Au programme, des compositions propres et bien exécutées qui peuvent se payer le luxe d'avoir pour défauts leurs qualités ; l'ensemble est si propre qu'il manque d'originalité. Cynosure se déroule sans accroc mais aussi sans relief apparent. L'ennui aurait pu guetter si «  Entheogen  » , petite bouffée d'air frais, n'était pas venue relancer l’intérêt pour l'album.

Convenu ; pour certain, ce ne sera pas un défaut. En l'état, Cynosure n'est pas attaquable sur son exécution. Pour autant, les amateurs de musique aventureuse cherchant de nouvelles sensations auront l'impression d'avoir déjà écouté cet album, ce qui est dommage à la vue du potentiel du groupe.

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