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20 Mai 2019

Alan Parsons

The Secret

par Florent Canepa

Parler du nouvel album du grand maître Alan Parsons, c’est accepter d’entrer dans une faille spatio-temporelle et confronter son présent à un voyage nostalgique. Que reste-t-il de la superbe du producteur iconique (Dark Side of the Moon quand même, et plus récemment The Raven That Refused To Sing de Steven Wilson), du compositeur accompli (et pas que pour son tube inoxydable estampillé Radio Nostalgie, « Eye in the Sky »), de l’habile arrangeur ?

Finies les incursions electronica d’il y a quinze ans de A Valid Path, la signature avec Frontiers Music marque le grand retour du vintage. Il serait donc illusoire d’aborder cette production en pensant qu’elle ne portera pas la marque d’une époque. Elle en abrite même les rides touchantes à chaque recoin de partition. Ouvrant sur une version revisitée de « The Sorcerer’s Apprentice » de Paul Dukas (souvenez-vous, Mickey et ses balais dans Fantasia !) avec l’ami Steve Hackett, l’album pose les bases d’un périple qui va frôler le kitsch. Ce sera (sans doute heureusement) le seul écart instrumentalo-baroque. Jason Mraz accompagne sympathiquement un « Miracle » qui ne dépareille pas avec les ambiances eighties du Project, le chanteur pop reprenant le rôle d’un Eric Woolfson, John Miles ou encore Colin Blunstone.

Le compagnonnage du rock FM ne s’arrête pas là puisque c’est Lou Gramm (ex-Foreigner) qui vient prêter voix (plus si) forte au symphonique « Sometimes », qui ressemble à s’y méprendre à du Journey. A mi-course, on se dit que l’album n’est vraiment réservé qu’aux plus passéistes d’entre nous. Gare aux cuivres cabotins sur le dispensable « Requiem », gare à l’avalanche de ballades aux cordes mielleuses (« Years of Glory ») que l’on aime finalement assez bien avec P. J. Olsson, parfait clone de Peter Gabriel ou le final « I can’t get there from here », attendrissant comme Barclay James Harvest. On se surprend donc à être touché par des harmonies vocales et soli d’un autre temps (« Soirée Fantastique »), on s’affale dans des sons bien connus (le Wurlitzer rétro de « As Light Falls », les synthés grandiloquents de « One Note Symphony », avec un peu de vocoder aussi).

L’album lui-même embrasse le concept de la magie dont Alan est grand fan (il est membre du Magic Castle de Los Angeles, endroit improbable, assez pompier, dédié à la magie). Et même si le sortilège n’opère pas vraiment, Alan Parsons réussit ce tour de passe-passe, cette illusion que le passé reste charmant, tel un fantôme sympathique qui a traversé l’ère numérique, non sans perdre quelques plumes. Mais avec l’envie louable et poignante de ne pas se faire oublier. Pas facile, mais pas fossile.

Commentaires 

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