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14 Janvier 2019

Coma Rossi

Coma Rossi

par Julien Giet

Nous vivons une époque formidable. Les nostalgiques et autres puristes rétorqueront qu'il est loin le temps où les bacs des disquaires regorgeaient des nouvelles œuvres de King Crimson, que les radios diffusaient naturellement Pink Floyd ou Yes, le temps où les vedettes s'appelaient Genesis et Supertramp. Ils ont raison en un sens. Pour autant, nous disposons aujourd'hui d'outils nous permettant d'outrepasser le bon vouloir des maisons de disques et des distributeurs. Ainsi nous pouvons aborder facilement la critique d'un album réalisé par un groupe basé à Bangalore en Inde . Le style rock teinté de couleurs orientales n'est pas nouveau ; Orphaned Land, Yossi Sassi & The Oriental Rock Orchestra, Ephrat, ne sont que des exemples de ce métissage culturel des plus intéressants. La culture hindou a déjà nourri le jazz fusion de ses Raggas («  Interwoven Rhythms - Synchronous  » du groupe Vital Information dirigé par le batteur Steve Smith) et de ses codes rythmiques caractéristiques (Mahandini de Dewa Budjana sur lequel figurent entre autre Jordan Rudess et Marco Minneman pour la piste «  Queen Kanya  » qui comporte une section de folie en kannakol emmené par la bassiste Mohini Dey). Coma Rossi profite t-il de ces échanges culturels détonnants ?

C'est empli de poésie que «  Mirage  » ouvre l'album qui annonce d'entrée de jeu une couleur néo progressive qui plaira aux amateurs, à l'image de la magnifique photo de couverture. Les influences sont présentes, peut être même un peu trop critiqueront les détracteurs de ce genre particulier. On peut facilement dénicher quelques échos de Gazpacho dans «  Yellow Escape  » ou de Sylvan dans «  Dream  ». Coma Rossi maîtrise la plupart des codes du rock néo progressif («  Stillborn  » et ses belles ambiances orientales). Les passages purement instrumentaux ne sont pas oubliés à l'image de «  Jomolungma Is Far Away  ». Pour autant, tout n'est pas irréprochable. Quelques longueurs sont à déplorer notamment sur «  Dream  » ; les ressorts du genre peuvent sonner quelque peu … clichés. Rien d'alarmant cependant, simplement des aspects à affiner pour que le groupe puisse peaufiner sa vision afin de trouver sa propre voie. Au-delà des tergiversations artistiques, de véritables soucis sont à signaler au niveau de la production de l'album. Enregistrer un album est un processus complexe et ingrat, laissant apparaître les défauts en gros plans. Sur Coma Rossi, quelques passages se retrouvent victimes d'un traitement inférieur (grosse caisse inexplicablement trop forte dans le refrain de «  Turn Back in Time  »).

Coma Rossi signe un premier album prometteur. Techniquement imparfait comparé aux canons du genre (la galaxie progressive devenant de plus en plus aboutie en terme de production), le groupe conserve une marge de progression qui donne envie de suivre leurs aventures. Gageons qu'ils prennent davantage confiance en eux dans le futur, transformant cet essai très réussi.

Encouragements sincères.

Commentaires 

#2 StevCals 24-09-2019 17:30
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