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19 Novembre 2018

DRH

Thin Ice

par Jean-Philippe Haas

On les avait découverts en première partie de Panzerballett au Triton fin 2015, on les retrouve avec un disque intitulé Thin Ice qui leur a permis de signer chez Apathia. Eux, c'est un quatuor lyonnais nommé DRH (pour Dark Rock Hallucinogène), dont la particularité est de proposer un rock/métal progressif instrumental à tendance jazz, où un saxophone expressif occupe une belle place. Six titres dont deux en live composent cette carte de visite plutôt convaincante.

Assez nerveux dans l'ensemble, le cocktail mis au point par le groupe est un savant dosage de gros riffs accommodés d'effervescences saxophoniques et de passages plus mélodiques. « Rift » qui ouvre l'album est le titre le plus « consensuel », si on peut dire, reposant principalement sur l'alternance des deux instruments, tout comme « The Rift » joue sur l'équilibre entre moments calmes et tempétueux, où le saxophone de Rémi Matrat ne manque pas une occasion de s'emballer et de partir dans les dissonances. « Fooled » et « The Paths », avec leurs motifs orientaux voire éthio-jazz sont nettement plus colorés et donnent envie de suggérer à DRH de poursuivre dans cette voie.

Si la production de ces quatre titres studio aurait pu être plus claire, notamment sur les parties rugueuses, « Black Chewing Gum » et « Smoking Bluffer », captés en concert se démarquent par un son plus frais et par leur spontanéité. De petits bonus se cachent en fin de disque, sous la forme de courtes chansons a capella, interprétées dans différentes langues, donc le refrain du légendaire « Les sardines » par le non moins légendaire Patrick Sébastien. Une belle façon de conclure ce Thin Ice composite, fiévreux, dont on espère entendre un successeur encore plus abouti.

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