coup de coeur
12 Juillet 2018

Alkaloid

Liquid Anatomy

par Ancestor

Alkaloid récidive... Alkaloid, vous savez, ce groupe formé de jeunes mages ténébreux adeptes du métal extrême… Une assemblée bourrée de talents en tous genres, capable d’élaborer dès ses débuts en 2015, The Malkuth Grimoire, un disque protéiforme qui tient de l’exploit et qui les projette d’office dans l’élite du style.

Liquid Anatomy, tel un marteau colossal, enfonce le clou en profondeur, avec bonheur, et avec une classe des plus naturelles. En effet, cet enregistrement excelle dans tous les registres et tous les exercices de style. Que ce soit dans les abîmes de l'agressivité ou dans les nébuleuses du cosmos, dans la mélodicité ou dans la dissonance. La richesse des voix est incroyable, elles savent souvent gronder sauvagement et être tout autant éthérées, si ce n’est trafiquées dans un esprit pleinement Cynic. Les guitares fulgurent au sein d’atmosphères sulfureuses d’univers terrifiants et glauques. « Azagthoth » en est un bel exemple : introduction orientale martelée de percussions et d’un feu nourri de notes acides et ultra rapides de guitare, suivi d’une pluie de riffs gras, agressifs et de fichues mélodies. Les sept cordes égrènent également des arpèges mêlant beauté et étrangeté, notamment dans l’époustouflant « Liquid Anatomy ». Ce sont aussi bien de chouettes plages planantes qu’un déchaînement de formidables ouragans. L’album se conclut en apothéose avec un « Rise Of The Cephalopods » de dix-neuf minutes proprement ahurissant.

Alkaloid, avec ce dernier disque, confirme deux hypothèses positives : ce groupe n'est heureusement pas éphémère et n’est pas non plus le groupe d’une seule œuvre. En réalité, Alkaloid n'atteint pas ici les sommets du Metal extrême progressif, il les survole, de très haut, dans un no limit qui n'a d'égal que le savant dosage de leur savoir-faire. Une merveille.

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