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03 Juin 2018

The Sea Within

The Sea Within

par Florent Canepa

L’année 2017 s’achevait sur une promesse en forme de défi. L’annonce comme un coup de tonnerre dans la sphère progressive de ce super groupe en avait excité, titillé, foudroyé ou agacé plus d’un. Rayez votre mention inutile. Les mois ont passé et l’objet est désormais disponible pour chacun sous forme de double offrande. Alors cette mer tant attendue créera-t-elle le raz-de-marée ?

Avant de donner une réponse définitive, il faut bien avouer que le grand tout démarre sous les meilleurs auspices. Le chanteur en chef Daniel Gildenlow sort auréolé des derniers faits d’arme de son groupe. Roine Stolt est toujours aussi crédible chez Flower Kings et même (ou presque) chez Transatlantic. Jonas Reingold mise sur les bons capitaines de navire comme Steve Hackett et Andy Tillison. Tout le monde s’arrache Marco Minneman en session et le joyeux luron hyperactif se paye le luxe de multiplier les projets. Quant à Tom Brislin, fort de ses expériences et apparitions avec Yes ou Meat Loaf, il n’a plus beaucoup à prouver de toute façon.

Cela devient clair : nous sommes en présence de battants, qui malgré leurs emplois du temps surchargés, se sont retrouvé à Londres pour un projet exceptionnel estampillé Inside Out. Alors comment passer d’un coup de com’ à un coup de maître ? Déjà, une bonne nouvelle, le travail est réel : près de six mois en studio, des morceaux où chacun a apporté sa pierre, son petit bout d’ego. Donc pas un assemblage de pistes où l’on se pose quand on a le temps et laisse le magma à un génie de la production. Hiatus salvateur pour chacun ?

Forcément symphonique et grandiloquent, The Sea Within n’en demeure pas moins sympathique et ouvert, notamment avec la visite de certains copains comme Anderson, Hackett ou Rudess, venant faire une belle révérence à l’expérience. Pourtant (le verdict tombe), on est emporté mais pas renversé. L’inégalité prévaut et le meilleur (l’ouverture prometteuse « They know my name ») côtoie l’insipide (« The Hiding of Truth », car tout le monde ne peut pas s’improviser Toto). La pièce montée, « Broken Cord », démarre comme un Beatles un peu falot et peine à imposer son rythme. On aime sans adorer. On admire sans vénérer. Puis le temps du deuxième disque arrive, celui que l’on place dans son lecteur avec déjà un peu moins d’enthousiasme. Même constat en plus court. Quelques jolies choses, rien d’absolu. « Where are you going? » offre une véritable dualité, cinématique et nostalgique et donne même à entendre du clavecin. On se croirait chez Malmsteen mais on s’y sent chez soi. Mais « Time » nous embarque puis nous embête un peu. « Denise » s’enlise comme un générique à rallonge de Game of Thrones.

L’auditeur trouve parfois son plaisir dans des réflexes de survie : une ligne fretless enivrante par ici, une nappe entraînante par là. Cette réunion éphémère semble déjà se désagréger gentiment, Casey McPherson de Flying Colors remplaçant sur la route le grand Daniel, trop affairé avec Pain of Salvation. La lune pâlit, la mer qui s’annonçait titanesque reflue, sous les affres d’un coefficient en légère berne.

Commentaires 

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