coup de coeur
06 Mai 2018

TesseracT

Sonder

par Ancestor
dans

TesseracT, maestro es djent, présente en cette année 2018, Sonder, quatrième disque studio du groupe. Courte rétrospective : One, élégamment nommé, déballe d’emblée une sacrée effervescence, entre violence et mélodies. Altered State, second en date, d’une esthétique exceptionnelle et autant exalté que son prédécesseur, accentue encore une grâce déjà bigrement cosmique. Polaris, le troisième élément, apporte une plus grande douceur, se veut plus intimiste et chatoyant.

Ce nouvel album se présente tout autrement. Obscur et tourmenté. Chargé d’atmosphères étranges, quand ce n’est pas menaçantes. A l’instar des premiers instants et de la fin du premier titre, « Luminary », dans lesquels une énergie pachydermique se déploie au sein de riffs titanesques. « King » est lui aussi de cette lignée, empli de moments lourds d’une singulière intensité et d’intermèdes célestes. Le quintette se confirme ici derechef en tant que spécialiste des rythmiques élastiques dégingandées investies d’un groove convulsif. Etonnamment, le son est autant saturé que d’une propreté totale. Les morceaux sont chargés de passages à l’ambiance spatiale, à l'image d'« Orbital » et de tant d’autres instants. Le chant, servi par une voix limpide, éradique le peu de rugissements qui figuraient encore sur le disque précédent, même s’ils se manifestent encore de temps en temps par quelques hurlements de bon goût.

Indiscutablement, nous sommes loin des jolis motifs visuels et sonores de Polaris : Sonder ouvre les portes d'un univers sombre, dense et redoutable, irradié de l’intérieur par une douce beauté phosphorescente. TesseracT semble au sommet de son art, et c’est énorme.

Poster un commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir