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19 Février 2018

Ruby My Dear

Brame

par Florent Canepa

Pour les plus hardis d’entre nous, Ruby My Dear constitue une sorte d’expérience insolite et hors cadre. Les férus de glitchs électroniques saugrenus y trouveront leur compte, les conformistes y entendront un magma sonore frondeur. Julien Chastagnol en est à l’origine et tout comme son compagnon Gautier Serre (alias Igorrr, ici aux manettes), il aime créer des traumatismes à celui qui saura les accueillir ou les subir, c’est selon.

Cinq ans après Form, on retrouve sur Brame d’abracadabrantes berceuses, une musique hawaiienne sur fond d’orgasmes douloureux, de la musique des Andes breakcore (avec Anthony Miranda, import des barjos de Pryapisme), Verdi mâtiné de drum’n’bass, des génériques de Happy Tree Friends ou Itchy & Scratchy, une chèvre au chant, du new jack swing tendance métal. Ruby my dear, c’est un peu la musique d’un lutin radioactif anthropophage tour à tour malade, inspiré, névrotique, dérangé ou tout ça à la fois. L’espièglerie décalée n’est pas plaisante mais là n’est pas le but. L’hystérie y est permanente, les cris d’enfant y sont glaçants et le paradigme général profondément perturbant.

Ce sera en tous les cas et à coup sûr l’occasion de (veuillez cocher la case correspondante) :
1) Perdre des points de santé mentale
2) Susciter la haine de vos voisins (qui appelleront assez rapidement l’asile le plus proche)
3) Endormir votre enfant issu d’une procréation avec le Malin
4) Faire vomir votre chaîne stéréo de fréquences nouvelles
5) Donner un sens inquiétant à l’expression french-touch

Allez, maintenant, il est temps de prendre ses cachets et d’enfiler sa camisole.

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