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06 Janvier 2018

Schizofrantik

Ripping Heartaches

par Aleksandr Lézy

Schizofrantik n’est ni un jeune groupe, ni complètement inconnu puisque son leader n’est autre que l’ex-guitariste de Panzerballett, Martin Mayrhofer, qui a notamment enregistré sur le très bon Hart Genossen en 2009. Nous aurions dû faire plus rapidement le rapprochement. La discographie des Allemands démarre avant même son arrivée en 2007. Aucun membre originel du premier disque en 1998, et ça remonte, n’est présent … Qu’a-t-il bien pu se passer ? Quoi qu’il en soit Ripping Heartaches est la petite surprise de cette fin d’année.

Schizofrantik, sous la houlette de Mayrhofer, a l’air d’être composé de bien jeunes musiciens, et même s’ils possèdent tous de sacrées qualités, cela se sent un peu. Le jeu est froid, manquant cruellement de saveur et de vie, le chant hésitant, voire tantôt malvenu et l’on a au final, la sensation que les compositions sont créées directement sur un logiciel de musique et la production ne fait que renforcer cette idée.
Cela dit, et pour contrebalancer le propos, pour du metal progressif technique aux nuances rock progressif, Schizofrantik donne envie dès les premières secondes du premier morceau, le long et aventureux instrumental « Satan and Death Separated by Sin ». Avec des petits relents à la Spastic Ink de Ron Jarzombek, le groupe réussit à poser de très bons jalons. La mélodie se juxtapose à des riffs brusques, parfois agressifs sans jamais se mélanger, faisant perdre un peu de dynamisme parfois comme sur le très plaisant « Hungry Ghosts ».

Ripping Heartaches navigue entre le très bon et le passable, surtout dans les passages sirupeux. Les idées ne manquent pas, mais certaines associations de sons ou de structures voire d’ambiances, desservent les bonnes intentions du groupe. Schizofrantik ne peut reposer que sur les épaules de Martin Mayrhofer et c’est pourtant l’impression que l’on a à l’écoute de cet album en forme de pétard mouillé. Insuffisant.

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