:)
23 Octobre 2017

White Moth Black Butterfly

Atone

par Florent Canepa

Dual par essence, White Moth Black Butterfly est l’association très pop et rêveuse de Daniel Tompkins (chanteur de retour chez TesseracT) et du guitariste Keshav Dhar (Skyharbor). Un couple de voix aussi, celle de Daniel, bien sûr, et celle de la très suave Jordan Turner. A mille lieues d’un récital électrique, le projet se niche dans des ambiances éthérées, parfois teintées d’électronique. On pense étonnamment à Pure Reason Revolution, pas vraiment pour le style (beaucoup plus saturé et cybernétique chez les défunts Anglais) que pour l’esprit même des compositions.

La voix masculine duveteuse et pure se mêle à un chant féminin empreint de modernité, proche du timbre femme-enfant d’Ellie Goulding. La plupart des arrangements apportent une calme dose de symphonique si bien que l’on rapprocherait finalement plus le groupe d’Enigma ou Lisa Gerrard, influences revendiquées (« Deep Earth », ode tribale), qu'à l’habituelle signature purement progressive du label Kscope.

Le point faible de cet alliage serait presque sa trop grande diversité qui lui fait perdre en cohérence bien que tous les morceaux soient liés entre eux. On rencontre avec fascination un shamisen aux effluves japonisantes (« The Sage »), un paraphe quasi opératique sur la plupart des titres (rendons un hommage appuyé aux voix de tête cristallines) ou encore quelque chose de plus héroïque sur « Tempest » qui aurait eu sa place sur une bande originale de James Horner ou Howard Shore. Impossible de rester de glace à l’écoute d’un album qui n’a jamais aussi mal porté son nom.

Poster un commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir