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17 Octobre 2017

L'Ocelle Mare

Temps en Terre

par Julien Giet

Il existe des œuvres complexes à analyser tant le ressenti est unique à chacun. Temps en Terre pourrait être de cette catégorie; bruit insignifiant pour les uns, œuvre contemporaine pour les autres, musique même pour certains. Dresser une critique objective d'un tel album le réduirait à un simple ensemble de bruits de vingt minutes au total (!) réparti sur neuf pistes éponymes. Temps en Terre peut s’interpréter de bien des façons. Il est possible d'observer dans le développement de l'album l'histoire sonore de l'humanité, commençant par de simples clappements de mains pour se terminer par des bruits de machines assourdissantes avec en milieu de chemin comme une accélération pouvant se rapporter à l'ère de l’industrialisation qui précède une pluie de sonneries de réveil et de sons de mécanismes de montre (extrapolation totalement personnelle). Pourtant, malgré la production fouillée et la richesse du son (l'Ocelle Mare a recours à bien des instruments qu'il joue en temps réel) on reste clairement sur notre faim. Caractère artistique, il serait malvenu de juger la longueur de l’œuvre en se basant sur les caractéristiques standard du disque lambda. Pourtant, force est de constater que vingt minutes, c'est très court. Trop peut-être? vingt minutes de plus auraient-elles été pertinentes?

Il est difficile de discerner le sens du propos au milieu de ce brouillard sonore, véritable nébuleuse à travers laquelle on se sent perdu voire délaissé par moment. Il n'est pas simple non plus de recommander ou de ne pas recommander cette œuvre. Factuellement il s'agit d'un bruit qui se développe et évolue sur 20mn; à vous de voir si vous voulez tenter l'expérience ...

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