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07 Septembre 2017

Circus Maximus

Havoc In Oslo

par Dan Tordjman

On commençait à s’impatienter d’avoir à se mettre un album live de Circus Maximus entre les oreilles. Après quatre albums studio via lesquels la réputation des Norvégiens n’a fait qu’accroître, il était temps de graver dans le marbre une performance en public. Et c’est dans leur fief d’Oslo, au mythique Rockefeller, là où Leprous a également gravé son live, que ceci fut immortalisé. Il serait injuste de passer sous silence les fans du groupe, puisqu’Havoc In Oslo a été réalisé via une campagne de financement participatif.

Si le résultat fut à la hauteur des attentes, quid du concert lui-même ? Attardons-nous sur la setlist. C’est clair, Michael Eriksen et ses copains ont envoyé du lourd avec un tonitruant combo « Namaste » / « The One » en ouverture. Et dès le départ, l’aisance des Scandinaves impressionne. Chacun maîtrise son art. Ainsi, Glen Møllen, responsable des fréquences basses, ne tient pas en place, bien aidé par le trublion-forgeron du groupe Truls Haugen. Si Lasse Finbråten paraît effacé derrière ses claviers, il sait se rappeler à notre bon souvenir à travers quelques soli bien sentis. De soli, Mats Haugen en déroule tout au long du set tout en sobriété, pendant que Michael Eriksen est responsable de la communication. Et son message passe clairement. Le Viking est bien en voix, à l’aise et n’a de cesse de chauffer le Rockefeller .

En terme d’attentes, pas de surprise : tous les albums sont représentés. Si la part belle est faite aux deux derniers bébés Nine et Havoc les deux premiers disques ne sont pas remisés au placard et, entre nous, un concert de Circus Maximus sans « Arrival Of Love  », c’est comme si Iron Maiden décidait de ne pas jouer« The Number Of The Beast  » : une hérésie. Lors de notre chronique d’Havoc, nous avions fait part de notre relative déception quant au manque de surprise. Mais force est de constater que « Highest Bitter », « Loved Ones » et « Havoc » ça débouche les oreilles. Tout comme « Abyss » et « I Am ». Et comme sur disque, Circus Maximus a su se doter d’une production implacable.

Pour les possesseurs du Bluray la qualité de l’image est simplement bluffante. Entre vue d’ensemble et caméras embarquées sur la batterie ou sur la basse de Glen Møllen, on est vraiment dans le feu de l’action. On sait même que Truls Haugen affectionne les Adidas superstar en concert pour plus de confort ! Mais au-delà de ce détail truculent, ce serait bien dommage de se passer de cette belle acquisition. Car Circus Maximus a su se donner les moyens de ses ambitions, pour offrir à ses fans une prestation puissante et digne de ce nom. Quand on vous dit qu’ils sont bien, ces petits gars, nous croyez-vous, maintenant ?

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