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14 Août 2017

Steven Wilson

To The Bone

par Maxime Delorme

L’annonce d’un nouvel album de Steven Wilson est toujours un événement dans le petit monde du progressif. Comme d’habitude, c’est une guerre qui se livre entre les zélotes de Wilson qui défendent l’Anglais envers et contre toute critique, et ses détracteurs qui profitent de la notoriété gagnée ces dernières années par Wilson pour trouver le moindre prétexte pour le descendre. Évidemment, la rédaction de Chromatique ne déroge pas à la règle et les avis en son sein ont été pour le moins variés.

Mettons les choses au point immédiatement : si Wilson continue sur sa lancée, il est tout à fait possible qu’il perde sa place au sein de nos colonnes. Non pas par manque d’intérêt mais parce qu’en effet sa production s’éloigne de plus en plus de notre ligne directrice. Il ne faut pas se mentir : To The Bone est un album aux allures principalement pop. Une pop tout de même loin des efforts précédents de Wilson dans le domaine tels que les fantastiques Lightbulb Sun et Stupid Dream. Nous reviendrons sur les quelques morceaux qui sortent du schéma classique (et qui valent largement le détour), mais attardons-nous d’abord sur l’essentiel de l’album.

To The Bone ouvre sur le titre éponyme et l’harmonica de Mark Feltham. Le morceau donne le ton en mixant les inspirations pop/rock années 80 avec quelques zestes de blues. Les premières notes de l’album laissent entrevoir une production de très haute volée et du niveau des derniers albums de Wilson. Cette fois-ci, c’est Paul Stacey, connu notamment pour son travail avec Oasis (et auteur du solo de guitare sur «  Refuge  » ), qui se trouve derrière la table de mixage. Le line-up ne dépare pas beaucoup de celui des dernières tournées, à l’exception de Dave Kilminster qui est remplacé aux guitares par le slovaque David Kollar.

Le premier morceau donne le ton et l’album se poursuit sur ses deux tiers en alternant les morceaux pop enjoués (« To The Bone », « The Same Asylum as Before », « Permanating ») et morceaux plus sombres (« Pariah », « Refuge », « Blank Tapes »). De ce côté de l’album, les morceaux ne sont pas follement surprenants, mais arrivent tout de même à saisir et à transporter. Outre quelques ratés (l’effroyable voix de tête sur « The Same Asylum as Before ») l’évolution de Wilson et sa progression dans l’écriture de morceaux pop sont palpables et les morceaux font mouche la plupart du temps.

Le dernier tiers s’avère plus aventureux en particulier sur deux morceaux détonants. Le premier, « Song of I » est une sorte d’hybride entre « Index » et « Sleep Together ». Ce duo avec la chanteuse Sophie Hunger est à classer au rang des expérimentations de Wilson lorgnant du côté de Nine Inch Nails, posant une atmosphère bien plus palpable que tous les autres morceaux de l’album. Autre expérimentation, « Detonation » est un retour aux sources pour Wilson sous la forme d’une longue montée psychédélique dont la fin n’aurait rien à envier à un morceau de Signify.

L’écoute de l’album se justifie ne serait-ce que par la sublime « Refuge » (que l’on attend vivement au concert), par « Detonation » qui nous rappellera les premières heures de Porcupine Tree (ou la plus tardive « Tinto Brass ») ou pour la très belle « Pariah  » en duo avec Ninet Tayeb (que l’on attendait un peu plus présente sur l’album). En revanche, il ne faut pas se leurrer : l’album ne parlera pas aux personnes à la recherche de complexité, de structures atypiques et de mélodies alambiquées. La musique est par moments très convenue, comme l’atteste l’ABBA-esque « Permanating ». Wilson s’adonne dans les moments les plus expérimentaux de l’album à des redites mélangées de morceaux précédents de son catalogue. L’album ne conviendra donc certainement pas à tout le monde.

Heureusement pour ses fans, Wilson aura publié dans les semaines précédant la sortie de l’album quatre de ses morceaux, accompagnés de clips. Ainsi, les indécis.es pourront se faire une idée plus générale de l’album et l’acheter si les extraits leur conviennent. To The Bone ne sera pas l’album que l’on retiendra de Wilson. Moins alambiqué que Grace for Drowning, moins fascinant que Hand.Cannot.Erase, il en restera tout de même son effort le plus accessible et un album très bien écrit. Mettons donc de l’eau dans notre vin, il n’est pas impossible qu’un album comme celui-ci soit une porte d’entrée pour de nouvelles personnes au monde de la musique progressive, via sa discographie antérieure.

Commentaires 

#1 kailey 18-08-2017 10:57
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