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25 Juin 2017

Zu

Jhator

par Aleksandr Lézy

C’est aussi comme cela que l’on reconnaît l’étoffe des grands groupes ou musiciens, cette aptitude à se renouveler, à se confronter à différentes approches stylistiques, s’aventurer dans des contrées où l’on ne les attend pas et dans lesquelles, peut-être, eux-mêmes ne s’attendaient pas à mettre un pied. Zu est un grand groupe, l’un de ceux qui depuis la fin des années 90 tentent expériences et expérimentations, sur la scène « underground » de l’avant-garde rock. Le trio italien dont seul le batteur a changé au fil de sa carrière aime à inviter des artistes, changer d’orientation. Leur album Carboniferous sorti 10 ans après le premier Bromia les a fait connaître un peu mieux du public notamment grâce à la présence d’un certain Mike Patton, qui les avait signés sur son label Ipecac.

N'y allons pas par quatre chemins, Jhator n’est pas à la hauteur de nos espérances. Entre disque de relaxation et post-rock minimaliste, Zu s’est fait plaisir sans se fouler, joue la carte du neuf avec du vent sans parvenir à éveiller réellement les sens. Les instruments déjouent, noyés dans les sons et programmations électroniques. Les structures évoluent lentement en développant très peu les idées maîtresses. Certes, le premier des deux morceaux « A Sky Burial » maintient un certain climat produisant un effet de curiosité de courte durée tandis que « The Dawning Moon of the Mind » siérait à merveille à une musique de documentaire scientifique. Pourtant, la durée, ce n’est pas ce qui manque à vingt minutes le morceau … C’est un peu le jeu de la roulette russe avec Zu, à trop vouloir chercher, l’on se perd.

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