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15 Mai 2017

Artificial Language

The Observer

par Florent Canepa

Se revendiquant des chapelles Leprous et Haken, Artificial Language est un petit nouveau dans la sphère métal progressif. Comme un écho américain aux figures montantes européennes, le sextette se déguste en mode autoproduit mais fait honneur au genre. Après une entrée en matière qui fait plus penser aux guillerets Act (« The Grand Skeptic ») qu’à la froideur des Norvégiens sus-cités, on découvre quelque chose de plus symphonique qui frise avec l’esthétisant néoclassique sans en prendre le virage trop pompeux. Il faut donc y voir des références guitaristiques à Yngwie Malmsteen, l’onanisme en moins.

Mis à part le titre final qui fait office de double ration (et parfois de bande son Burtonienne !), le format des titres est pop (la plupart du temps en dessous de la barre des quatre minutes), ce qui les rend digestes... mais tantôt à la limite de l’insipide. Il faut bien l’avouer : difficile parfois de distinguer tel titre d’un autre tant ils jouent aussi sur la même grille mélodique. Malgré tout, le punch est là à défaut de l’uppercut qui rendrait KO. Avec notamment un engagement vocal clair de tous les instants, y compris à travers des chœurs efficaces (« Unself portrait »). Certains souligneront des fautes de goût pardonnables (les arpeggios de harpe au clavier à plusieurs reprises, les unissons claviers-guitares poussifs, un instrumental piano de trop).

Pourtant, tout tient debout et on se prend à espérer une progression naturelle de ce groupe dont le talent en gestation pourra éclore grâce à plus de diversité dans la composition, plus d’aboutissement dans les arrangements et un regard plus novateur sur le genre. Cela fait beaucoup direz-vous ? Muse a réussi cela dès le premier album ? Oui, mais certains moments se distinguent (le bien nommé « Mazes ») et donnent espoir.

Commentaires 

#1 Jc 17-05-2017 20:51
Je trouve qu'ils sont très nettement influencés par Native Construct.
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